Unité Pastorale St-Lambert/St-Thomas-d'Aquin
Unité Pastorale St-Lambert/St-Thomas-d'Aquin




PAROISSE SAINT-THOMAS-D'AQUIN
La paroisse est érigée officiellement le 5 juin 1959. L'église Saint-Thomas-d'Aquin est bénite le 16 avril 1967 et ouverte au culte.

HISTORIQUE DE LA PAROISSE SAINT-THOMAS-D'AQUIN

Le contrat de vente est signé en 1961. Déjà en 1957, une chapelle temporaire avait été aménagée à l'école Rabeau de Saint-Lambert. Suite à la requête adressée à Mgr Coderre par le chanoine Ludovic Deslauriers, curé de Saint-Lambert, la paroisse est érigée officiellement le 5 juin 1959 à partir d'une division des paroisses Saint-Lambert et Saint-Maxime de Le Moyne. Un corps de fabrique entre en fonction le 25 juin courant. La paroisse reçoit comme titulaire St-Thomas d'Aquin, confesseur et docteur de l'Église, dont la fête est célébrée le 7 mars. Le premier baptême de la paroisse (enfant de Gérald Beaulieu et de Thérèse Grégoire) doit exceptionnellement avoir lieu à l'église de Saint-Lambert le 6 juillet 1959 faute d'avoir les registres paroissiaux nécessaires. Il en est de même pour le premier mariage célébré le 5 septembre de la même année (Claude St-Germain et Alphonsine Lacasse).

C'est à titre d'expert et de résidant que Guy Desbarats (1925-2003) est choisi comme architecte responsable de la conception de l'église Saint-Thomas-d'Aquin, bénite le 16 avril 1967 et ouverte au culte. La construction est horizontale et on reconnaît l'église par sa tour-clocher dont la partie ajourée forme une croix. Le bâtiment est réalisé en béton et en brique dans une gamme de couleurs sobres allant du beige au gris argenté. La forme voûtée réalisée grâce au quart de cercle et à la ligne droite se retrouve au-dessus de la nef, de la croisée et des voûtains. Ce quart de cercle découpe également plusieurs autres éléments de la forme architecturale et de l'ameublement. L'ensemble du choeur est décalé vers la gauche laissant place à l'autel de la réserve situé devant un pan de mur imposant. Le sculpteur Charles Daudelin (1920-1991), de renommée internationale, a réalisé les autels en marbre blanc et les accessoires du culte en cuivre doré. La forme arquée du quart de cercle intégrée et répétitive, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'église, devient le principe unificateur qui, avec le béton, assurent à l'église une identité propre. L'emploi du béton nu associé à la brique est appelé style brutaliste. La plasticité du béton permet aux architectes de varier les formes à l'infini et de produire une architecture sculpturale asymétrique, et l'église Saint-Thomas-d'Aquin en est un exemple typique. En outre, la réalisation de formes traditionnelles structurelles, telles une voûte avec voûtains, un arc de triomphe au chevet et de lourds piliers sans altérer le caractère éminemment moderne de l'église relève de la pure création.

Le curé fondateur de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin, monsieur Antoine Surprenant (1917-1989), est un homme dynamique qui guide adroitement les travaux de la construction de l'église (1965-1967) et organise les activités liturgiques et communautaires de la paroisse entre 1959 et 1985, une époque où les valeurs traditionnelles sont en mutation. Par ailleurs, dix ans après le début des travaux de construction, la dette paroissiale est remboursée et petit à petit la communauté complète l'aménagement de l'église. En 1984, un vitrail de Marcelle Ferron (1942-1998) est réalisé; en 1986, le sous-sol du presbytère est aménagé, afin de permettre des rencontres, et un triptyque en l'honneur du patronyme, conçu par le verrier et sculpteur Claude Bettinger (1942-1998) décore l'abside depuis 1996. Pour finir, la fabrique accueille les cloches de sa voisine, l'église Saint-Josaphat, qui fermait ses portes en 2003.

Les premières années du deuxième millénaire sont ponctuées d'événements d'envergure pour la paroisse. Le 31 décembre 2001, monsieur Lucien Lemieux préside une célébration dominicale télévisée par Radio-Canada pour l'émission Le jour du Seigneur diffusée dans tout le Canada. En 2003, les paroisses Saint-Jude, Saint-Lambert et Saint-Thomas-d'Aquin se regroupent en unité pastorale avec l'accord de Mgr Jacques Berthelet (1934- ), évêque du diocèse Saint-Jean-Longueuil. D'autre part, depuis que le ministère de l'Éducation s'est déchargé de la responsabilité de l'enseignement de la catéchèse, l'unité pastorale a un personnel formé qui s'acquitte de cette tâche avec compétence. Un récent événement important remonte au 1 er avril 2005 : John Covey est ordonné prêtre à l'église Saint-Thomas-d'Aquin au cours d'une cérémonie solennelle et réjouissante présidée par l'abbé Lucien Lemieux, coordonnateur de l'unité pastorale. Depuis, l'abbé Covey est collaborateur de l'unité.

Gaétane Dufour
13 mars 2008

BIBLIOGRAPHIE

  • Archives, paroisses Saint-Lambert, Saint-Jude et Saint-Thomas-d'Aquin.
  • CORRIVEAU, Laurent, La paroisse Saint-Thomas-d'Aquin de Saint-Lambert, Saint-Lambert, Fabrique Saint-Thomas-d'Aquin, 1992.
  • DUFOUR, Gaétane, La modernité devient patrimoine, l'église Saint-Thomas-d'Aquin de Saint-Lambert, Montréal, Carte Blanche, 2004.
  • Fondation du patrimoine religieux du Québec, Inventaire des lieux de culte du Québec, et www.lieuxdeculte.qc.ca , Montréal, 2003.
  • LEMIEUX, Lucien, Histoire de la dévotion à la croix, Boucherville, conférence non publiée, 27 mai 2001.
  • Société d'histoire Mouillepied, Cahiers nos 1, 2, 4 et 10, Saint-Lambert, Qc.
  • Société d'histoire Mouillepied, Saint-Lambert au fil des ans 1857-2007, collectif sous la direction d'Huguette Copti, «Religion», Lucien Lemieux et Gaétane Dufour, pp. 100 à 132, Saint-Lambert, 2007.
  • publié le 31 juillet 2013

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    • "Les curés de la paroisse"
    • 1959 - 1985 Antoine Surprenant
      1985 - 1993 Raymond Bouchard
      1993 - 1994 Robert Y. Provost
      1994 - 2000 Jean Genoud
      2000 - 2012 Lucien Lemieux
      2012 à aujourd'hui Jean de Dieu Lugobo
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